A partir des années 1950, de nombreux artistes autodidactes, comme Mohamed Ben Allal et Ahmed Louardighi, vont explorer différemment des thématiques chargées de symboles liés au bonheur et au monde idéal, avec une technique de peinture assez simple (car ils ne maîtrisent pas le champ des perspectives et les représentations de personnages) et avec des couleurs très généreuses.
Ces deux artistes, bien qu'autodidactes, réalisent des œuvres de très grande qualité esthétique ; le premier sous l'influence de son professeur Jaques Azéma, le second avec les encouragements de professionnels de l'art qui ont su lui donner sa chance.
Parallèlement, des artistes comme Moulay Ali Alaoui, Mohamed Naciri, Said Ait Youssef traiteront de thèmes plus variés, représentant les villes, les Moussems, les écoles coraniques et autres sujets de la vie quotidienne, sans rivaliser avec le talent des premiers.
A partir des années 60, la peinture naïve au Maroc, connaît un nouvel élan, avec une grande artiste comme Chaïbia Tallal qui va révéler une certaine tradition orale et ouvrir une nouvelle voie dont les héritières seront Fatima Hassan et Fatna Gbouri.