Principaux indicateurs

  

Principaux indicateurs du mois d'avril 2026

Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.

Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts

Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.

Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets

Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

Evolution de la masse monétaire

En avril 2026, la masse monétaire a enregistré une progression annuelle de 11,8% après 10% le mois dernier pour atteindre 2 119,9 MMDH. Cette évolution reflète principalement l’accélération de la croissance de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques de 17% à 18,4%, des dépôts à vue auprès des banques de 10,5% à 12,2% et des détentions en titres d’OPCVM monétaires de 14,7% à 24,1%. En revanche, la baisse des comptes à terme s’est accentuée à 2,7% après 0,2%.

Au niveau des contreparties de M3, la dynamique de la masse monétaire est attribuable principalement à l’accélération de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier de 6,3% à 8,1%, ainsi que de la progression des créances nettes sur l’Administration Centrale de 2,8% à 10,1%. Pour leur part, les AOR se sont accrus de 20,3% après 23,4%.  

L’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète essentiellement l’accélération de la croissance des concours au secteur public à 28,9% après 18,2% en mars, recouvrant l’accroissement des prêts aux administrations locales et la décélération de la croissance des concours aux sociétés non financières publiques. Pour leur part, les crédits au secteur privé ont progressé de 5,3% après 4,7%, traduisant les hausses aussi bien des prêts aux sociétés privées, passant de 5% à 6,4%, que des ménages, de 3,4% à 3,6%.

Par objet économique, l’évolution annuelle du concours bancaire au secteur non financier traduit la progression de 26,1% après 20,6% des crédits à l’équipement, de 3,6% après 3,4% des prêts à l’immobilier, de 4,7% après 3,9% des crédits à la consommation et de 1,6% après une baisse de 0,3% des facilités de trésorerie.

S’agissant des créances en souffrance, leur progression annuelle s’est stabilisée à 2,6% par rapport à mars 2026, et leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8,3% contre 8,2% un mois auparavant.

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