Principaux indicateurs

  

Principaux indicateurs du mois de juillet 2026

Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.

Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts

Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.

Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets

Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

Evolution de la masse monétaire

En juillet 2026, la masse monétaire a marqué une hausse de 11,2% après celle de 11,7% le mois dernier, pour atteindre 2 195 MMDH. Cette évolution reflète principalement :

  • Le ralentissement de la progression de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques de 18,4% à 18% et des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 41,1% à 20,3%;
  • La quasi-stagnation de la croissance des dépôts à vue auprès des banques à 11,2% ;
  • L’accélération de la progression des comptes d’épargne de 4,4% à 4,6% ; et
  • L’atténuation de la baisse des comptes à terme de 5,5% à 2,2%.

Au niveau des contrepartie, les avoirs officiels de réserve ont enregistré une hausse annuelle de 22,7% après 22,2% et les créances nettes sur l’Administration Centrale de 5,7% après 2,6%. De même, le crédit bancaire au secteur non financier s’est accru de 10,1 % après 9,8%, reflétant l’accélération de la croissance des concours aux sociétés non financières privées, de 8,1% à 11% ; la progression des prêts aux ménages étant, pour sa part, restée quasiment inchangée à 3,3%, alors que celle des prêts aux sociétés non financières publiques ayant décéléré de 15,9% à 3,1%.

Par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier recouvre :

  • L’accélération de la croissance des facilités de trésorerie à 8,7% après 6,9%, en lien avec la progression des prêts alloués aux sociétés non financières privées de 11,3% après 6,4% et la baisse de ceux aux sociétés non financières publiques à 4,3% après une hausse de 8,3% en juin ;  
  • La décélération de la croissance des crédits à l’équipement à 25,7% après 27,1%, imputable au ralentissement des concours aux sociétés non financières publiques de 21,5% à 5,6%; et
  • La quasi-stagnation de la croissance des prêts à l’immobilier à 3,9% et de celle des crédits à la consommation à 4,5%.

S’agissant des créances en souffrance (CES), elles ont progressé de 3,1%, après 1,9% en juin, et leur ratio au crédit bancaire s’est stabilisé à 8,1%. 

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