Principaux indicateurs

Principaux indicateurs du mois de décembre 2023

Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.

Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts

Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.

Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets

Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

En décembre 2023, l’agrégat de monnaie M3 a enregistré une décélération annuelle à 4% après 5% en novembre 2023, reflétant principalement : 

  • L’accentuation de la baisse des comptes à terme de 9,9% à 11,3% ;
  • Le ralentissement de la progression de la monnaie fiduciaire de 11,7% à 10,9% et des dépôts à vue auprès des banques de 8,3% à 6,8% ; et
  • L’atténuation de la baisse des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 7,9% à 6,2%.

Au niveau des contreparties de M3, le crédit bancaire au secteur non financier s’est accru de 2,9% après 2,8% et les avoirs officiels de réserve ont vu leur progression s’accélérer de 2,7% à 6,4%, alors que les créances nettes sur l’Administration Centrale ont accusé une baisse de 3,4% après une hausse de 3,7%.

Par secteur institutionnel, l’évolution des concours au secteur non financier reflète principalement la hausse des prêts aux sociétés non financières privées de 0,1% après un repli de 0,1% et de ceux des ménages de 2,1% après 1,8%. En revanche, la progression des prêts aux sociétés non financières publiques a marqué une décélération de 30,9% à 27%.

Par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier recouvre :

  • L’accélération de la croissance des crédits à l’équipement à 5,8% après 4,4%, en lien principalement avec l’accroissement à 5,3% après 2,4% des concours accordés aux sociétés non financières publiques et à 6,9% après 5,8% des prêts aux sociétés non financières privées ;
  • La hausse des prêts à la consommation de 0,4% après un repli de 0,2% ; et
  • La quasi-stagnation de la baisse des facilités de trésorerie à 2,3% et de la progression des crédits immobiliers à 1,2%.

S’agissant des créances en souffrance (CES), leur taux de croissance annuelle est revenu de 5,4% en novembre à 4,9% en décembre 2023, et leur ratio au crédit à 8,4% après 8,8%.

Par branche d’activité, les données trimestrielles disponibles font ressortir une accélération du crédit bancaire de 4,6% en septembre à 5,2% en décembre 2023, recouvrant notamment :

  • Une hausse des crédits aux entreprises des branches « Electricité, gaz et eau », « Transports et communications » et « Bâtiment et travaux publics » ;
  • Une atténuation de la baisse des concours aux « Industries manufacturières » et « Agriculture et pêche » ; et
  • Une accentuation de la baisse des prêts aux branches « Commerce, réparations automobiles et d'articles domestiques » et « Hotels et restaurants ».
Rechercher

Pour utilisation optimale de ce site, il est recommandé d'utiliser les versions supérieures des navigateurs :