Principaux indicateurs
Principaux indicateurs du mois de juin 2026
Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.
Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts
Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.
Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets
Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.
Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

En juin 2026, la masse monétaire a progressé en glissement annuel de 11,7% après 12% en mai 2026 pour atteindre 2 185 MMDH. Cette décélération reflète principalement le ralentissement, de 22,4% à 18,4%, de la croissance de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques. En revanche, la progression des dépôts à vue auprès des banques s’est quasiment stabilisée à 11,7%, tandis que les détentions en titres d’OPCVM monétaires ont augmenté de 37,4% après 19,2% et le repli des comptes à terme s’est atténué à 5,5% après 7,7%.
Au niveau des contreparties de M3, la croissance des créances nettes sur l’Administration Centrale a marqué un ralentissement de 11,4% à 2,5% et la progression des avoirs officiels de réserve s’est quasiment stabilisée à 22,2%. S’agissant de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier, elle s’est accélérée de 8,9% à 9,9% reflétant principalement la hausse des concours aux sociétés non financières privées, de 8,2% après 6,3% et, dans une moindre mesure, celle des prêts aux sociétés non financières publiques de 16,9% après 15,5%. En revanche, la progression des crédits aux ménages est demeurée quasiment stable à 3,4 %.
Par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier reflète une progression de 7,5% après 4,3% des facilités de trésorerie, de 27,1% après 26,1%, des prêts à l’équipement, de 3,8% contre 3,2%, des crédits immobiliers et, de 4,5% après 4,2%, de ceux à la consommation.
S’agissant des créances en souffrance (CES), leur progression a marqué une décélération à 1,9% après 4,9% en mai, et leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8% après 8,4%.








