Principaux indicateurs

Principaux indicateurs du mois de Septembre

Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.

Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts

Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.

Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets

Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

En glissement mensuel, l’agrégat M3 a enregistré une baisse de 0,5% pour s’établir à 1 614,6 MMDH. Cette évolution reflète principalement le repli de la circulation fiduciaire de 0,4%, des comptes à terme de 4,9% et des détentions en titres d’OPCVM monétaires de 6,4%. En revanche, la monnaie scripturale a connu une hausse de 1,3%.

Par contrepartie, les créances nettes sur l’Administration Centrale ont baissé de 1,6%, tandis que les avoirs officiels de réserve se sont accrus de 1%. Pour sa part, le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une hausse de 1,2%, reflétant principalement une progression des facilités de trésorerie de 3,5% et des crédits à l’équipement de 0,9%, les prêts immobiliers étant restés quasiment à leur niveau du mois précédent.

En glissement annuel, le rythme d’accroissement de la masse monétaire a enregistré une progression de 4,1% après 5,5% le mois dernier, reflétant principalement une baisse des dépôts à terme de 13,6% après celle de 8,8%, une hausse des dépôts à vue auprès des banques de 8,1% après 7,8% et un accroissement de la circulation fiduciaire de 7,4% contre 7%.

Par contrepartie, les avoirs officiels de réserve se sont accrus de 7,2% après 7,9% et les créances nettes sur l’Administration Centrale de 9,5% après 10,2%. Pour sa part, le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une progression de 5,6% contre 5%, reflétant la hausse, de 9,1% à 9,4%, de la croissance des concours aux sociétés privées, l’atténuation de la baisse, de 14,2% à 6,5%, des crédits aux sociétés non financières publiques et la hausse, de 3,5% après 3,3%, des prêts aux ménages.

La ventilation par objet économique des crédits alloués au secteur non financier fait ressortir une hausse de la progression des facilités de trésorerie de 17,6% après 15,4%, une atténuation de la baisse des crédits à l’équipement de 0,7% après 1,4%, et une quasi-stabilité de la croissance des crédits immobiliers et des prêts à la consommation respectivement à 2,4% et à 3,2%.

S’agissant des créances en souffrance, elles se sont accrues, en glissement annuel, de 4,8% après 5,3% et leur ratio au crédit a atteint 8,5% contre 8,7% en août.

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