Principaux indicateurs
Principaux indicateurs du mois de février 2026
Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.
Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts
Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.
Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets
Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.
Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

En février 2026, la masse monétaire s’est établie à 2 066,9 MMDH avec une progression annuelle stable comparée à celle de janvier 2026, soit 10,2%. Cette évolution traduit principalement :
- une accélération de la croissance des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 8,7% à 9,3% et des comptes d’épargne de 3,6% à 4,3%;
- une atténuation de la baisse des comptes à terme à 1,1% après 2,7% ;
- une stagnation de la progression de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques à 18,5%; et
- une décélération des dépôts à vue auprès des banques à 10,7% contre 11,3% en janvier 2026.
Au niveau des contreparties de M3, l’évolution de la masse monétaire est le résultat principalement de :
- la hausse des avoirs officiels de réserve de 25,6% après 22,9% ;
- la croissance des créances nettes sur l’AC de 4% après un repli de 0,8% ; et
- l’accélération, de 5,4% à 5,8%, de la progression des prêts alloués au secteur non financier, reflétant la croissance des crédits aux sociétés non financières tant privées, de 3,6% après 3,1%, que publiques de 6,3% après 5,6%; Le rythme de progression des prêts bancaires aux ménages s'étant, en revanche, quasiment stabilisé à 3,4%.
Par objet économique, l’évolution en glissement annuel du concours bancaire au secteur non financier recouvre :
- une atténuation de la baisse des facilités de trésorerie à 2,9% après 3,9% ;
- une quasi-stagnation de la progression des crédits immobiliers à 3,6% et des prêts à la consommation à 3,9% ; et
- Une hausse de 21% des prêts à l’équipement après 21,6% avec une accélération de la progression des concours aux sociétés privées de 12,5% à 13,6% et une décélération de ceux aux sociétés non financières publiques de 27,1% à 18,9%.
S’agissant des créances en souffrance (CES), elles se sont accrues de 5,1% après 4,6%, et leur ratio au crédit s’est établi à 8,4% contre 8,3% le mois dernier.








