Principaux indicateurs

  

Principaux indicateurs du mois de décembre 2025

Masse monétaire : recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3. Ils sont classés par ordre décroissant du degré de liquidité des actifs financiers les constituant.
- L’agrégat M1 représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles, transférables et avec un coût de transaction nul. Il comprend la monnaie scripturale et la circulation fiduciaires.
- L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs liquides, non transférables et rapportant un rendement. Il s’agit des comptes d’épargne ouverts auprès des banques.
- L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de M2, les actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs, non transférables et/ ou non divisibles et rapportant un rendement. Ces derniers sont regroupés au niveau d’un agrégat dénommé « autres actifs monétaires » qui se compose des : comptes à terme et bons à échéance fixe , dépôts en devises , valeurs données en pension , certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans , titres d’OPCVM monétaires , et dépôts à terme ouverts auprès de la TGR.

Circulation fiduciaire : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Il s’agit des billets et pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des Institutions de Dépôts

Monnaie scripturale : est une composante de la masse monétaire au sens étroit (M1). Elle ressence les dépôts à vue transférables, en monnaie nationale, constitues auprès de la Banque Centrale, des banques conventionnelles, des banques et fenêtres participatives et du Trésor.

Contreparties de la masse monétaire : représentent les sources de création monétaire qui sont composées des créances nettes des Institutions de Dépôts sur les non-résidents ; créances nettes sur l’Administration Centrale; créances des Institutions de Dépôts sur l’économie ; ressources à caractère non monétaire des Institutions de Dépôts ; et autres postes nets

Avoirs officiels de réserve (AOR) : se composent des avoirs extérieurs qui sont à la disposition immédiate et sous le contrôle des autorités monétaires et qui leur permettent de financer directement les déséquilibres de la balance des paiements, de régulariser indirectement l’ampleur de ces déséquilibres au moyen d’interventions sur le marché des changes. Ainsi, les AOR sont composés des avoirs en or monétaire et en DTS, des avoirs en devises convertibles et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

Crédit au secteur non financier : constitué des prêts alloués par les banques aux sociétés non financières privées, au secteur public hors administrations publiques, aux ménages et ISBLSM. Il inclue les crédits immobiliers, de trésorerie, d’équipement, à la consommation, les créances en souffrance, et autres crédits. De même, « Ijara Montahiya bitamlik », « Mourabaha » sont assimilés à des opérations de crédit.

Evolution de la masse monétaire

En décembre 2025, la masse monétaire a marqué un accroissement annuel de 9,4% après 8,4% le mois dernier, pour atteindre 2 069,8 MMDH. Cette évolution traduit principalement l’accélération de la progression de la monnaie fiduciaire à 18,5% après 13,1% ; la décélération des dépôts à vue auprès des banques de 11,2% à 10,3% et des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires de 18,5% à 8,5%, et l’accentuation de la baisse des comptes à terme à 4,7% après 4%.

Au niveau des contreparties de M3, l’évolution de la masse monétaire résulte principalement de l’accélération de 6,2% à 8% de la croissance du crédit bancaire, avec la progression de 23,2% après 16,9% des concours aux sociétés financières et de 4,7% après 4,2% des prêts au secteur non financier. Pour leur part, les avoirs officiels de réserve se sont accrus de 18% après 17,4% et les créances nettes sur l’Administration Centrale ont vu leur croissance stagner à 6,3%.  

L’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète essentiellement l’accélération de la progression des concours au secteur public à 10,9% après 8,4% en novembre et dans une moindre mesure de la croissance des crédits au secteur privé de 3,9% après 3,7%. En effet, les prêts aux administrations locales ont marqué un accroissement de 56,8% contre 0,6%, en lien principalement avec les crédits alloués dans le cadre des projets de dessalement de l’eau de mer et d’extension de la ligne de train à grande vitesse. Pour ce qui est des prêts au secteur privé, les concours aux sociétés privées ont enregistré une hausse de 3% après 2,3% et ceux aux ménages de 3,6% après 3,4%.

Par objet économique, l’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète la progression de l’ensemble de ses catégories à l’exception des facilités de trésorerie, dont le repli s’est accentué à 4,9% après 2,8% le mois précédent. Ainsi, les hausses ont été de 20,4% après 16,2% pour les crédits à l’équipement, de 3,4% après 3% pour les prêts à l’immobilier et de 5% contre 4,7% pour les crédits à la consommation.

S’agissant des créances en souffrance (CES), leur progression annuelle a ralenti à 3,1% après 5,8% en novembre et leur ratio au crédit s’est établi à 8% contre 8,7%.

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